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Pays Aurillac

Mesparrow + Adele and Co

MESPARROWSamedi 8 octobre - 20h30
Le Rouget
MESPARROW + ADELE &  Co

 

TARIF 5 €

 

 

 

 


 

 

 

 

 

MESPARROW
A chaque apparition, Mesparrow surprend, étonne, enchante... Voix/ piano/ pédale de boucles, en toute simplicité, elle nous offre d'uniques moments sur scène, authentiques et hypnotiques où l'interprétation devient performance scénique. Est-ce une poupée de porcelaine habitée par PJ Harvey, la 3éme CocoRosie...? Une voix et un charme ravageurs qui, entre swing gospel et pop song torturée, nous font traverser les décennies, nous font vaciller entre rage et délicatesse, de la sophistication à la déchirure, de Björk à Shannon Wright.


VOIR LE CLIP - LOCKED IN MY THOUGHTS

ADELE AND CO
Vous avez envie de faire une pause ...? de passer un bon moment , doux , agréable , d'écouter de la musique bien campée , de rythmes passant du soleil aux brumes mélanco..romantique ! avec Adéle à la guitare et au chant qui intérpréte ces compos avec une voix ... de source d'eau claire....!
Rajoutez la dessus les vibrantes mélodies du violoncelle de Valérie ! la guitare ou la basse de Phil, et vous avez là un trio heureux de vous offrir un cocktail savoureux ..

Pour en savoir un peu plus...

Adèle Coyo …
La musique dans l’âme, depuis son cri primal ! une voix de pure source limpide, autodidacte , vers 17 ans elle découvre ses premiers accords sur la guitare de son père… Elle intègre rapidement un groupe à tendance pop rock, ou sa voix se remarque tout de suite, ainsi que sa rythmique bien carrée... Le groupe se dissout, au bout de deux ans … Adèle, se met à composer et il en sort un an après «NoctamBulle». Premier album le 22 Décembre 2010, qu’elle réalise seule, création totale, musique, enregistrement, photos sur le cd…ext… Ce disque est un peu un exutoire, d’ailleurs on ressent une certaine mélancolie, comme la première neige...après un été chaud, le soir sous la lune ...

La naissance du trio : "Adèle & Co"
Depuis, Philippe Henry, guitariste et bassiste, vieux pote du groupe d’avant l’accompagne, lors d’évènements divers, dans de petites salles plutôt intimistes, privilégiant l’écoute et la convivialité.
Début 2011, une charmante violoncelliste, Valérie Bourquin, à rejoint le duo, parfum subtil de notes, mélodies douces... et avec la voix et les textes d’Adèle… rêveries et Frissons … garantis !
Le trio est beau, le trio est prêt.
Adèle & Co. Il nous tarde de les écouter, et de les voir sur scène … Franchement ! comme on dit souvent..! là il y a quelque chose..!...bref ! du pur talent…!

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La Table du Fond

tabledufondMardi 15 novembre - 20h30
Collège - St Mamet la Salvetat
LA TABLE DU FOND

 
TARIF 5 €

Cie L'Entreprise

Texte et mise en scène :
François Cervantes
Avec Nicole Choukroun
Stephan Pastor

 

 

 

 



Dans la Table du fond, Sylvie Salin se rend au collège, morte d’inquiétude. En effet, son fils Franck n’est plus rentré à la maison depuis trois jours. Ses professeurs l’ont-ils vu en classe ? Est-il toujours vivant ? Cette femme, délaissée par un mari perpétuellement sur les routes pour ses affaires, ne vit plus que pour son enfant, qu’elle élève comme elle peut. Dans la salle 202, elle rencontre le principal, le concierge, les enseignants. Ils sont unanimes, Franck est un très bon élève. « Pire », il est heureux au collège. Dans Silence, Sylvie Salin retrouve Franck dans un bar, où il dort tous les soirs en sortant du collège…

 

Dans les deux œuvres, François Cervantès essaye de mieux comprendre le processus de l’apprentissage. Par ce biais, il poursuit son travail de création d’un répertoire contemporain et la recherche d’un langage théâtral qui raconte le monde d’aujourd’hui, en se servant également d’un matériau qui a fait ses preuves : le masque. Ici, l’auteur alterne les monologues, les dialogues courts et incisifs avec le mode du récit, et les personnages se racontent à la troisième personne. On reconnaît le style déjà apprécié dans le Voyage de Pénazar vu dans ce même théâtre. Depuis sa création en 1996, la Table du fond a été jouée plus deux cents fois aussi bien dans les théâtres que dans les collèges, où les représentations étaient suivies d’une discussion avec les adolescents. Silence se nourrit de ces échanges. Les deux décors se répondent. D’une part, la salle de classe avec ses vrais bureaux (les spectateurs figurent les élèves) ; d’autre part, son estrade et son tableau noir se transforment en troquet, le public placé de chaque côté de la table des retrouvailles, pour la seconde pièce.

 

On a beaucoup aimé la Table du fond. Écriture, propos, trouvailles de mise en scène, jeu des comédiens, tout concourt à rendre crédible cette histoire d’aujourd’hui. Cervantès a bien observé les enseignants. Il facilité la tâche à Stephan Pastor qui les interprète tous avec justesse, sans tomber dans la caricature. Une perruque, un faux nez, des seins postiches pour jouer la femme professeur de mathématique : une attitude ou un masque suffisent à le transformer. Professeurs de Franck, ils deviennent éducateurs de la mère, Sylvie Salin. Nicole Choukroun, qui interprète celle-ci, nous enthousiasme dans son rôle de femme désarmée. Tour à tour émouvante, fragile, naïve, ridicule lorsqu’elle se préoccupe d’avantage de son talon perdu que de la disparition de son fils.

 

Nous sommes plus réservés vis-à-vis de Silence, mais les comédiens ne sont pas en cause. Toujours aussi justes. La première partie de cette pièce semble une paraphrase de la Table du fond. Lorsque enfin mère et fils entament le processus de reconnaissance, lorsqu’ils renouent et se comprennent, là on reprend du plaisir. Savez-vous pourquoi Franck délaisse sa maison ? C’est par amour de la littérature. Il ne pouvait pas abandonner sa lecture. On ne peut rêver plus beau motif de fugue. 

 

Marie-Christine Harant

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


 
C'est la faute à Rabelais

rabelaisDimanche 9 octobre - 18H
Salle du temps libre - Raulhac
C'EST LA FAUTE A RABELAIS


Cie Envers du Décor

 

 

 

Mise en scène : Jean-Louis Hourdin

Avec : Eugène Durif et Pierre-Jules Billon

Musique : Pierre-Jules Billon

Costumes : Nina Benslimane

Lumières : Fabien Leforgeais

 

 

 

 

 

Il n’a pas sa langue dans sa poche, Eugène Durif. Avec un nom qu’on dirait de plume, et une langue qui slangue, qui swingue, il a la grivoiserie agile : un trouvère rabelaisien. Il est accompagné de son acolyte cymbaléen Pierre-Jules Billon, homme-orchestre collectionneur de gargantuesques délires, qui l’épaule dans sa quête charivaresque et calembourdée, avec le bruit et l’humeur de ses tambours. N’allez pas vous débiner, bande de frapparts écorniflés, et filez droit vous ébaubir des trésors du françois.

Ousqu’est le haut, ousqu’est le bas dans c’te l’histoire-là ? Cherchez pas. Nos deux saltimbanques font l’un le coq, l’autre l’âne, tous deux pitres populo-poétiques. Ils dévident leur sac à mots avec une aisance qui déride, retrouvent la langue qui onomatope, calembourde et acoquine gaiement les idées. Aussi, soyez prévenus, gardez en tête le mot de Rabelais : « Ci n’entrez pas, hypocrites, bigots, vieux matagots, souffreteux bien enflés, torcols […] porteurs de haires, cagots, cafards empantouflés » !

 

L’accueil à la Durif, c’est une dégelée de mots bazardée à la face des « gueux emmitouflés ». Dans son théâtre de troubadour, fait d’un petit chapiteau-coulisse et d’accessoires saltimbantesques – des instruments, une caisse et la dive bouteille car « propos de bien ivre sont propos de bien vivre » –, il exhume moult fatrasies délicieuses et chansonnettes tristes, même un blason de Clément Marot sur le téton. Non content d’être l’une des plumes de théâtre les plus riches, élégantes, et imagées, M. Eugène est aussi l’un des plus aimables lettrés. Son sourire et sa douceur ravissent. Air bonhomme émerveillé, pour qui la bonne chair n’est pas triste, notre troubadour est de ces humoristes noirs tendance pince-sans-rire, à penser que « ceux qui ont un pied dans la tombe ont toujours l’autre pour s’en sortir ». Spectacle sans une once de vulgarité, mais émaillé de joyeusetés d’amour et de mort, sans queue ni tête.

 

Au cœur des joyeusetés d’amour, une mignonnette devinette : anarchiste tchécoslovaque ? On remue méninges et grise matière… la langue tournicote dans la bouche, on la donne au chat : amoureux. Pourquoi donc ? Car amour est enfant de bohème et n’a jamais connu de lois… On enchaînera rapidement avec une Berceuse pour un pas-de-chance, « la rate qui se dilate » dévidée sans accroc aucun par Eugène, en verve, puis un morceau de bravoure d’Alphonse Allais : « Fallait-il que je vous aimasse / Que vous me désespérassiez / Et qu’en vain je m’opiniâtrasse / Et que je vous idolâtrasse / Pour que vous m’assassinassiez ! ». À ne pas mettre entre toutes les mains, soit, mais si doux à entendre. Pierre-Jules Billon et Eugène Durif ravissent notre sympathie. Ces gens de goût, dans leur costume de Monsieur Loyal élimé, mettent les mots comme d’autres les formes, ils en sont amoureux comme d’autres des femmes. Fous de passion, à s’en énamouracher, à circumbilivaginer autour du pot… aux mots, à s’en faire trotter le virolet. Quel doux bastringue. 

 

Cédric Enjalbert

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


 


 


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