Samedi 15 octobre - 18H Auditorium Maurice Ravel - Aurillac Récital de piano
CLAUDE GOSSE DE GORRE
SCHUBERT : Drei Klavierstücke D. 946 opus posthume CHOPIN : Ballades n°2 et n°4 SCHUMANN : Fantasiestücke op. 12
Schubert n’a plus que six mois à vivre en 1828 avant d’écrire ses trois pièces pour piano qui voisinent avec le quintette à deux violoncelles et les trois dernières sonates de piano. On touche là au plus profond de l’âme schubertienne dans les teintes sombres de son voyage d’hiver. La deuxième ballade de Chopin date de 1836, la quatrième de 1842. Il s’agit des plus hautes inspirations musicales de ce musicien. L’influence du poète polonais Adam Mickiewicz exilé aussi à Paris est connue mais Chopin n’appréciait guère la musique à programme et n’a laissé aucune explication au sujet de ces oeuvres. Phantasieren en allemand désigne l’acte d’improviser, une justification de la grande liberté régnant dans les Fantasiestücke de Robert Schumann. Et de fait l’oeuvre est placée sous le sceau de l’éphémère, tout n’est que songe, fantasmagorie : « Je pensais que pour finir, tout se terminerait très heureusement par une noce joyeuse, mais vers la fin, penser à toi m’a rendu triste et voilà pourquoi, au tintement enthousiaste de la clochette annonciatrice de bonnes nouvelles, se mêle le glas de la cloche funèbre » ( Correspondance de Robert à Clara, 1837 ). Trois chefs-d’oeuvre de la littérature pianistique du 19ème siècle à ne pas manquer
|